
Galerie Philibert de l'Orme et hôtel Bullioud, 8 rue Juiverie : visiter la cour
Photo : Pymouss, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.
La galerie Philibert de l’Orme se découvre dans la cour de l’hôtel Bullioud, au 8 rue Juiverie, 69005 Lyon, dans le Vieux Lyon. Construite en 1536 pour Antoine Bullioud, elle constitue une œuvre Renaissance attribuée à l’architecte lyonnais Philibert de l’Orme. La cour fait partie des cours et traboules conventionnées : elle est annoncée ouverte au public tous les jours de 7 h à 19 h, sous réserve de fermetures temporaires. L’entrée est libre, sans tarif signalé, relevé le 2 novembre 2026 sur la fiche officielle de l’Office de tourisme.
Trouver le 8 rue Juiverie sans chercher un monument isolé
Le premier repère est l’adresse elle-même : 8 rue Juiverie, 69005 Lyon. La galerie n’est pas un édifice séparé de l’hôtel Bullioud, mais un élément architectural visible dans sa cour. Il convient donc de repérer précisément le numéro 8 et de franchir l’entrée lorsque la cour est accessible au public. La Ville de Lyon désigne ce lieu sous l’intitulé « 8 rue Juiverie : cour, Galerie Philibert de l’Orme, ancienne maison Bullioud ».
L’intérêt du lieu tient à une architecture conçue pour une cour d’habitation, non à une façade monumentale. La découverte commence donc par le passage de la rue à la cour, puis par une observation attentive de la galerie et de ses supports.
La rue Juiverie appartient au Vieux Lyon, ensemble patrimonial de 24 hectares selon l’Office de tourisme. Le Vieux Lyon comprend les quartiers Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul, mais aucune limite officielle de quartier n’est publiée pour situer avec précision la rue Juiverie dans l’un d’eux. Pour préparer une promenade plus large, les repères proposés dans visiter le Vieux Lyon permettent de replacer cette visite dans l’ensemble ancien lyonnais.
L’accès par les transports peut notamment s’organiser depuis la station Vieux-Lyon de la ligne D du métro. La cathédrale se trouve place Saint-Jean, 69005 Lyon. Ces indications constituent des repères pratiques dans le secteur, sans définir un itinéraire unique vers le 8 rue Juiverie.
Une cour conventionnée, mais d’abord habitée
La cour du 8 rue Juiverie figure parmi les 27 cours et traboules conventionnées du Vieux Lyon recensées par la Ville de Lyon. Ce statut permet son ouverture au public selon les modalités indiquées par l’Office de tourisme : tous les jours de 7 h à 19 h. Ces horaires peuvent changer et certaines cours peuvent être temporairement fermées ; il est donc recommandé de vérifier l’information avant la visite sur la source officielle.
L’entrée libre signifie qu’aucun tarif n’est signalé pour accéder à cette cour. Information relevée le 2 novembre 2026 : aucun prix d’entrée n’est indiqué par l’Office de tourisme pour ce passage. La cour demeure toutefois située dans un immeuble habité. La charte de bonnes pratiques de l’Office demande le silence et la discrétion, principes qui conditionnent la possibilité même de parcourir ces lieux au quotidien.
Le regard doit rester attentif sans transformer la cour en espace de rassemblement :
- ne pas encombrer les circulations ;
- ne pas élever la voix ;
- ne pas tenter d’entrer dans les parties qui ne sont pas ouvertes.
La visite gagne en qualité lorsqu’elle se limite à l’observation des éléments architecturaux accessibles.
Deux autres cours de la rue Juiverie, aux numéros 10 et 16, sont également conventionnées. Elles peuvent compléter une découverte des traboules du Vieux Lyon, à condition de respecter les mêmes règles d’accès et de tranquillité. La présence de plusieurs cours conventionnées dans une même rue rappelle que le patrimoine du Vieux Lyon se lit souvent derrière les entrées, dans des espaces partagés et habités.
Une galerie construite en 1536 pour Antoine Bullioud
La galerie date de 1536. Elle a été construite par Philibert de l’Orme, également nommé Philibert Delorme, pour Antoine Bullioud. L’Office de tourisme présente ce dernier comme contrôleur général des finances ; il peut aussi être désigné, plus largement, comme un grand financier. La commande associe donc un propriétaire occupant une position importante et un architecte qui se trouve alors au début de sa carrière.
La date de 1536 est essentielle pour lire l’ensemble. Elle place la galerie dans le contexte de la Renaissance lyonnaise, alors que le Vieux Lyon accueille de nombreuses activités commerciales et financières. Selon le musée des Beaux-Arts de Lyon, une cinquantaine de maisons de banque florentines se concentrent au début du XVIe siècle entre les rues Juiverie et Lainerie ainsi qu’autour de la place du Change.
Ce contexte s’inscrit dans une histoire plus ancienne des échanges lyonnais. Des lettres de Louis XI, datées du 8 mars 1463, créent quatre foires annuelles. Sans réduire l’architecture de la cour à cette seule histoire économique, ces données permettent de comprendre l’environnement dans lequel s’affirment des propriétaires aisés et des constructions ambitieuses.
La galerie Bullioud est régulièrement présentée comme l’une des premières œuvres majeures de Philibert de l’Orme. Sa place dans l’histoire de l’architecture ne tient pas seulement à son ancienneté : elle se reconnaît dans une solution constructive précise, celle des trompes, et dans l’usage superposé des ordres dorique et ionique.
Observer les trompes avant de détailler les ordres
Le premier élément à rechercher dans la cour est le dispositif sur trompes qui porte la galerie. Les trompes sont des voûtes en encorbellement. Elles constituent ici le point technique majeur de l’ouvrage et expliquent pourquoi cette galerie est devenue un repère de l’architecture Renaissance à Lyon.
L’observation peut commencer par les parties qui soutiennent la galerie plutôt que par les décors. Les trompes montrent que la construction ne repose pas sur une simple succession de murs verticaux : la voûte en encorbellement permet de porter un élément en surplomb. La galerie invite donc à regarder simultanément le volume de la cour et le travail de construction qui organise l’élévation.
Cette attention aux supports évite une lecture seulement décorative. Le dispositif architectural associe ici une nécessité constructive et une composition visible. Dans une cour où l’espace est contraint par les bâtiments qui l’entourent, les trompes donnent à la galerie sa forme particulière et sa valeur technique.

La notice de la Ville de Lyon permet de vérifier les éléments architecturaux signalés dans la cour et dans l’hôtel : hôtel Bullioud. Elle rappelle que l’ensemble est composé de plusieurs corps de bâtiments organisés autour de deux cours. Cette donnée aide à ne pas isoler la galerie du bâti auquel elle appartient.
Du dorique à l’ionique : lire la superposition des ordres
Après les trompes, l’autre point d’observation est la superposition des ordres. Selon la notice de la Ville de Lyon, l’ordre dorique se trouve au rez-de-chaussée et l’ordre ionique à l’étage. Ces deux niveaux ne doivent pas être confondus lors de la lecture de la galerie : l’organisation verticale participe à sa composition.
La distinction entre les deux ordres donne une méthode de visite simple. Il s’agit d’abord d’identifier le niveau inférieur, associé au dorique, puis le niveau supérieur, associé à l’ionique. Cette progression du bas vers le haut permet de relier les supports, la galerie et l’élévation.
La galerie se regarde ainsi selon trois directions :
- vers la cour, pour comprendre son implantation ;
- vers les trompes, pour saisir le principe de l’encorbellement ;
- vers les deux niveaux d’ordres, pour identifier la composition signalée par la Ville de Lyon.
Cette lecture graduée est plus utile qu’un regard rapide, car elle met en relation structure et ordonnance.
| Élément | Ce que l’on regarde | Source |
|---|---|---|
| Trompes | Voûtes en encorbellement qui portent la galerie | Office de tourisme, Ville de Lyon |
| Ordres | Dorique au rez-de-chaussée, ionique à l’étage | Ville de Lyon |
| Plan | Plusieurs corps de bâtiments autour de deux cours | Ville de Lyon |
| Date | Galerie construite en 1536 pour Antoine Bullioud | Office de tourisme |
L’hôtel Bullioud, un ensemble autour de deux cours
L’hôtel Bullioud ne se limite pas à la galerie de 1536. La notice de la Ville de Lyon indique que l’hôtel est formé de plusieurs corps de bâtiments répartis autour de deux cours. Cette organisation explique que la galerie soit à considérer comme une partie d’un ensemble plus vaste, dont les circulations et les volumes se découvrent progressivement.
Pour replacer cette galerie dans l’ensemble de la Renaissance lyonnaise, lisez l’article sur l’architecture Renaissance à Lyon ; la maison du Chamarier en offre un contrepoint gothique. La présence de deux cours appelle aussi une attention aux seuils et aux passages. Toutefois, seules les zones ouvertes au public doivent être parcourues. La cour conventionnée du 8 rue Juiverie donne accès à une lecture architecturale précise, mais le caractère habité des immeubles impose de ne pas assimiler l’ensemble de l’hôtel à un lieu de visite libre.
La notice mentionne également un escalier à vis. Cet élément complète les informations essentielles à retenir : deux cours, plusieurs corps de bâtiments, une galerie sur trompes et un escalier à vis. Même lorsqu’il n’est pas possible de tout observer de la même manière, ces données permettent de comprendre la densité architecturale de l’hôtel Bullioud.
L’escalier à vis rappelle enfin que l’architecture d’un hôtel se lit aussi dans ses parcours verticaux. La galerie, les cours et l’escalier relèvent d’une organisation d’ensemble. Pour approfondir les formes urbaines et les édifices de cette période, l’article consacré à l’histoire du Vieux Lyon offre un cadre général complémentaire.
Antoine Bullioud, commanditaire d’une galerie Renaissance
Antoine Bullioud est le commanditaire de la galerie construite en 1536. La fiche de l’Office de tourisme le qualifie de contrôleur général des finances. Cette fonction, associée à son rôle de propriétaire, éclaire la commande passée à Philibert de l’Orme.
Le nom de Bullioud reste indissociable de l’hôtel et de la galerie. L’appellation « hôtel Bullioud » identifie l’ensemble bâti, tandis que « galerie Philibert de l’Orme » désigne l’intervention architecturale de 1536. Ces deux dénominations doivent être conservées ensemble : l’une renvoie au commanditaire et au lieu, l’autre à l’architecte et à l’ouvrage remarquable de la cour.
Cette commande témoigne de la présence, dans le Lyon du XVIe siècle, de grands financiers susceptibles de faire appel à des architectes. Elle se situe dans une ville marquée par les foires et par la concentration de maisons de banque florentines dans une partie du Vieux Lyon. Ces éléments de contexte n’épuisent pas l’histoire de l’hôtel, mais ils donnent une échelle à l’ambition de la construction.

Pour une approche patrimoniale centrée sur l’édifice, la notice de Patrimoine Lyon rassemble également des éléments sur la galerie.
Philibert de l’Orme, de Lyon à la cour royale
Philibert de l’Orme naît à Lyon vers 1514 et meurt à Paris le 8 janvier 1570. Son séjour à Rome est situé approximativement entre 1533 et 1536. La galerie de l’hôtel Bullioud, réalisée en 1536 à son retour de Rome, est présentée comme l’une de ses premières œuvres majeures.
La suite de sa carrière dépasse largement Lyon. Philibert de l’Orme devient architecte du roi Henri II. Son nom est notamment associé au château d’Anet et aux Tuileries. Ces réalisations et cette fonction donnent à la galerie Bullioud une portée particulière : l’ouvrage lyonnais permet d’observer une œuvre précoce d’un architecte appelé ensuite à intervenir pour le roi.
L’architecte est aussi l’auteur de deux traités : Nouvelles inventions pour bien bastir et à petits fraiz, publié en 1561, puis Le Premier Tome de l’Architecture, publié en 1567. La galerie sur trompes du 8 rue Juiverie acquiert ainsi un intérêt supplémentaire : elle se rattache à un architecte qui a également formulé par écrit des réflexions sur l’architecture et la construction.
Il est utile de retenir les deux graphies de son nom. Les sources peuvent écrire Philibert de l’Orme ou Philibert Delorme. La galerie du 8 rue Juiverie est couramment appelée galerie Philibert de l’Orme, tandis que la fiche de l’Office de tourisme emploie « Philibert Delorme » dans son intitulé.
Situer la visite dans le patrimoine du Vieux Lyon
La visite de la cour Bullioud s’inscrit dans un ensemble urbain reconnu. Le Vieux Lyon est le premier secteur sauvegardé de France : l’arrêté est daté du 12 mai 1964, dans le cadre de la loi Malraux du 4 août 1962. Le Site historique de Lyon est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, selon les critères ii et iv, sur une superficie de 427 hectares.
Ces statuts expliquent l’importance accordée à la conservation des cours, traboules et immeubles anciens, mais ils ne transforment pas les lieux habités en espaces sans règles. Au 8 rue Juiverie, l’attention portée à la galerie doit rester compatible avec la vie des occupants. Les horaires, l’entrée libre et les éventuelles fermetures temporaires doivent être vérifiés avant le déplacement.
Pour prolonger la découverte du patrimoine dans le Vieux Lyon sans assigner la rue Juiverie à un quartier précis, les pages consacrées au quartier Saint-Paul et au quartier Saint-Jean apportent des repères complémentaires. Elles permettent d’élargir le regard à d’autres formes urbaines et patrimoniales de cet ensemble de 24 hectares.
En résumé, la galerie Bullioud se visite avec une idée simple : trouver le numéro 8, respecter la cour habitée, puis regarder successivement les trompes, les ordres dorique et ionique, l’organisation de l’hôtel et l’escalier à vis mentionné par les sources.
Questions fréquentes
Où se trouve la galerie Philibert de l'Orme ?
Elle se trouve dans la cour de l'hôtel Bullioud, au 8 rue Juiverie, 69005 Lyon, dans le Vieux Lyon.
Quels sont les horaires de la cour du 8 rue Juiverie ?
Les cours conventionnées du Vieux Lyon sont annoncées ouvertes tous les jours de 7 h à 19 h, relevé le 2 novembre 2026. Les horaires peuvent changer et la cour peut être temporairement fermée : il faut vérifier auprès de l'Office de tourisme.
L'accès à la cour est-il payant ?
L'entrée est libre, sans tarif signalé, relevé le 2 novembre 2026 sur la fiche de l'Office de tourisme. La cour se situe dans un immeuble habité et impose silence et discrétion.
Que faut-il regarder dans la galerie Bullioud ?
Les principaux éléments attestés sont les trompes, qui sont des voûtes en encorbellement, ainsi que la superposition de l'ordre dorique au rez-de-chaussée et de l'ordre ionique à l'étage.
Qui a fait construire la galerie et quand ?
Antoine Bullioud, contrôleur général des finances selon l'Office de tourisme, commande la galerie à Philibert de l'Orme. Elle est construite en 1536.