
Quartier Saint-Georges : rue Saint-Georges, église, passerelle et bords de Saône
Au sud du Vieux Lyon, là où les façades se resserrent contre la colline de Fourvière et où la Saône ouvre le paysage, commence le quartier Saint-Georges. C’est le quartier le plus au sud des trois qui composent le secteur sauvegardé, et il se parcourt à un autre rythme que les abords de la cathédrale : on y regarde les immeubles de près, on y découvre deux cours ouvertes au public et l’on y trouve l’un des plus beaux points de vue sur la rive.
Cette page est un guide de quartier. Elle donne des repères, des adresses vérifiées, des conseils de promenade et les accès, en s’appuyant sur les sources officielles (Office de tourisme, Ville de Lyon, patrimoine-lyon.org, LPA, TCL). Quand une information n’est pas confirmée par une source officielle, elle est dite comme telle plutôt que présentée comme un fait. Pour le plan d’ensemble de la visite, commencez par le guide Visiter le Vieux Lyon.
Saint-Georges dans l’ensemble du Vieux Lyon
Le Vieux Lyon compte trois quartiers : Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul. L’Office de tourisme les présente comme « les trois quartiers qui composent le secteur du Vieux Lyon », un ensemble qu’il décrit comme l’un des plus vastes ensembles Renaissance d’Europe, sur 24 hectares. Les chiffres varient selon les documents (d’autres sources parlent d’environ 30 hectares et de plus de 500 immeubles pour le secteur sauvegardé) : nous retenons les 24 hectares annoncés par l’Office de tourisme, en les lui attribuant.
À l’époque de la Renaissance, ces trois quartiers n’avaient pas la même population. Selon le site patrimoine-lyon.org, géré par la Ville, Saint-Paul, au nord, abritait la grande bourgeoisie et le centre financier et commercial ; Saint-Jean, entre les deux, accueillait le haut clergé et l’aristocratie ; Saint-Georges, au sud, était le quartier des artisans. Cette répartition éclaire ce que l’on voit encore aujourd’hui : un quartier d’ateliers et de logements plus modestes que ceux des banquiers de la rue Juiverie ou des chanoines de la rue Saint-Jean, mais tout aussi précieux pour qui s’intéresse à la vie quotidienne d’une ville ancienne.
Une précision s’impose, car beaucoup de guides la passent sous silence : aucune source officielle ne publie les limites exactes en rues de chacun des trois quartiers. On ne trouvera donc pas ici de phrase du type « la rue X marque la frontière ». Les repères utiles sont ceux que donnent les documents officiels : Saint-Georges se situe au sud, autour de l’église Saint-Georges, de la rue Saint-Georges et de la montée du Gourguillon, au pied de la colline de Fourvière, le long de la Saône. Le rapport du plan de sauvegarde et de mise en valeur du Grand Lyon décrit d’ailleurs le Vieux Lyon comme un ensemble qui s’étire « le long de la Saône, au pied de la colline de Fourvière, de Saint-Paul à Saint-Georges ».
Un statut patrimonial qui vient de loin
Ce que l’on appelle aujourd’hui le Vieux Lyon n’est pas un décor conservé par hasard. Le secteur a été sauvé par une suite de décisions datées, dont Saint-Georges bénéficie autant que les deux autres quartiers.
L’association « La Renaissance du Vieux-Lyon » a été fondée en 1946 (et non en 1954, date qui circule dans certains textes et qu’il ne faut pas reprendre). La loi n° 62-903 du 4 août 1962, dite loi Malraux, a ensuite créé les secteurs sauvegardés. Le Vieux Lyon est devenu le premier secteur sauvegardé de France : selon patrimoine-lyon.org, c’est le 12 mai 1964 que le quartier a officiellement reçu ce statut, par arrêté interministériel. À l’époque, le maire de Lyon, Louis Pradel (1957-1976), a vu écarter des projets de démolition et de voie express qui auraient menacé le quartier. Enfin, en 1998, l’UNESCO a inscrit le « Site historique de Lyon » sur la Liste du patrimoine mondial, au titre des critères (ii) et (iv) ; ce bien couvre 427 hectares, avec une zone tampon de 323 hectares. Le Vieux Lyon en est une partie, avec Fourvière, la Presqu’île et la Croix-Rousse : il n’est pas, à lui seul, le site inscrit.
Pour le détail de ces étapes et pour comprendre pourquoi Saint-Georges a gardé ses rues et ses cours, consultez la page Histoire du Vieux Lyon.
La rue Saint-Georges, colonne vertébrale du quartier
La rue Saint-Georges est l’axe que l’on suit naturellement quand on veut comprendre le quartier. Elle n’a pas l’animation de la rue Saint-Jean, dont les façades sont fréquemment photographiées, et c’est tant mieux : on peut lever les yeux sans être bousculé, observer les portes, les fenêtres, les linteaux, la manière dont les immeubles se serrent les uns contre les autres.
Deux numéros de cette rue figurent sur la liste officielle des cours et traboules conventionnées par la Ville de Lyon :
| N° (liste officielle) | Adresse | Nature | Remarque |
|---|---|---|---|
| 19 | 7 rue Saint-Georges | Cour | Conventionnée par la Ville de Lyon |
| 25 | 10-12 rue Saint-Georges | Cour | Selon la page de l’Office de tourisme : « cour et jardin intérieur » |
Ces deux adresses sont conventionnées depuis la convention adoptée en juillet 1990 : elle garantit un droit de passage public pour les piétons, la Ville et la Métropole participant à l’entretien, au nettoyage et à l’éclairage. Les cours conventionnées sont ouvertes 365 jours par an, de 7 h à 19 h, selon l’Office de tourisme. Elles restent des lieux d’habitation : on y entre en silence, sans stationner, et l’on respecte la charte des bonnes pratiques publiée par l’Office de tourisme. Pour l’ensemble des 27 adresses du Vieux Lyon et pour les règles de visite, voyez la page consacrée aux traboules du Vieux Lyon.
Une mise en garde honnête : les statuts d’ouverture peuvent changer (deux des 27 conventions sont signalées fermées ou pas encore ouvertes, et aucune ne se situe rue Saint-Georges). Si vous organisez votre promenade autour d’une cour précise, vérifiez la liste à jour sur le site de l’Office de tourisme, qui la republie régulièrement.

L’église Saint-Georges et la passerelle
Depuis la rive d’en face, ou depuis le quai, la silhouette qui signale le quartier est celle de l’église Saint-Georges : un clocher en flèche effilée, une façade claire, au pied de la colline. Sur la photographie de la section précédente, on la voit juxtaposée à la passerelle piétonne rouge qui franchit la Saône, un contraste de couleurs que les photographes recherchent volontiers.
Nous ne détaillons pas ici l’histoire de l’édifice, sa date de construction ni son architecte : ces informations n’ont pas été confirmées par une source officielle lors de la préparation de cette page, et un guide qui affirme des dates sans les sourcer rend un mauvais service à son lecteur. Pour l’état de l’église (heures d’ouverture, offices, visites), le plus fiable est de se renseigner auprès de la paroisse ou de l’Office de tourisme avant le déplacement. Ce que l’on peut dire sans risque, c’est ce que l’on voit : un édifice dont la flèche et les fenêtres en arc brisé ponctuent le sud du Vieux Lyon comme la cathédrale ponctue le centre.
Cette lecture comparée est utile : la cathédrale Saint-Jean, dont la construction s’étend de 1175 à 1481 selon la fiche de la Ville de Lyon, est un monument de l’époque médiévale, alors que l’église Saint-Georges a, de loin, l’allure d’un édifice plus récent (impression visuelle, non une datation). Les deux ne racontent pas la même ville. Pour la cathédrale, ses horaires officiels et ce qu’il faut regarder, rendez-vous sur la page du quartier Saint-Jean.
Les bords de Saône et le quai Fulchiron
Au-dessous de la rue Saint-Georges, les quais de Saône offrent la vue la plus connue du quartier. Le quai Fulchiron, que l’on retrouve parmi les images du Vieux Lyon, aligne ses immeubles aux couleurs chaudes face à la rivière, avec la colline de Fourvière qui monte derrière eux.
Le quai est un excellent endroit pour comprendre la géographie du quartier. On y embrasse d’un seul regard la rive, les immeubles qui plongent dans l’eau, les jardins accrochés à la pente et, au sommet, la basilique de Fourvière. C’est aussi le meilleur moyen de saisir la raison d’être des funiculaires et des montées : le quartier est au pied d’un relief, et les rues qui grimpent vers la colline, comme la montée du Gourguillon, sont des escaliers urbains plus que des voies de circulation.

La promenade au bord de l’eau est aussi un moment de respiration entre deux visites. Après l’étroitesse des rues intérieures, elle donne de la lumière et de la distance. Le meilleur moment dépend de ce que l’on cherche : le matin pour l’ombre fraîche des façades, en fin de journée pour la lumière rasante qui dore les murs. Cette indication relève de l’observation, pas d’une donnée officielle, et elle varie selon la saison et la météo.
Un itinéraire de promenade à Saint-Georges
Voici un parcours en boucle, sans prétention d’exhaustivité, conçu pour rester dans les adresses vérifiées de cette page. Il se fait à pied et ne demande pas d’équipement particulier, sinon de bonnes chaussures : les pavés sont inégaux et les pentes réelles.
Arrivée par le métro
Descendez à la station Vieux-Lyon (ligne D). C'est le point d'accès indiqué par la Ville de Lyon pour les sites du Vieux Lyon. Prenez ensuite la direction du sud, en suivant les rues parallèles à la Saône.
- 7 rue Saint-Georges
Première cour
Entrez dans la cour conventionnée, en silence. Elle est ouverte de 7 h à 19 h. Regardez la distribution de l'espace : une cour intérieure, des murs hauts, un jeu de lumière différent de celui de la rue.
- 10-12 rue Saint-Georges
Cour et jardin intérieur
Quelques numéros plus loin, la seconde adresse conventionnée. L'Office de tourisme la décrit comme une cour et un jardin intérieur : un espace plus aéré, rare dans un quartier aussi dense.
L'église et les quais
Rejoignez l'église Saint-Georges, puis descendez au bord de la Saône. Marchez le long du quai Fulchiron : la vue sur les façades et la colline vaut le détour.
Retour vers Saint-Jean
Remontez vers le nord par les rues du quartier, jusqu'à la place Saint-Jean et la cathédrale, ou reprenez le métro à la station Vieux-Lyon.
Ce parcours demande en général entre une heure et une heure trente, sans visite intérieure. Si vous souhaitez compléter par un musée ou une cathédrale, prévoyez une demi-journée en combinant avec le quartier voisin.
Saint-Georges et les deux autres quartiers
Visiter Saint-Georges seul est possible, mais le quartier prend son sens quand on le met en regard des deux autres. La logique sociale de la Renaissance, que les sources officielles résument en trois mots (bourgeoisie à Saint-Paul, clergé et aristocratie à Saint-Jean, artisans à Saint-Georges), se lit dans le paysage si l’on marche du nord au sud.
Au nord, Saint-Paul correspond au centre financier et commercial de l’époque : c’est là que se trouvaient les maisons de banque florentines, concentrées entre les rues Juiverie, Lainerie et la place du Change selon le parcours pédagogique de l’exposition « Renaissance » du musée des beaux-arts de Lyon. On y croise des hôtels particuliers, des galeries et des façades travaillées, comme la galerie Philibert de l’Orme, au 8 rue Juiverie, construite en 1536 pour Antoine Bullioud selon l’Office de tourisme.
Au centre, Saint-Jean est le quartier de la cathédrale, de la rue Saint-Jean et de la Longue traboule. C’est le plus visité, celui où l’on trouve les musées Gadagne, le musée Cinéma et Miniature et la plupart des commerces tournés vers les visiteurs.
Au sud, Saint-Georges se parcourt à un autre rythme. Moins d’équipements tournés vers les visiteurs, et un rythme plus calme (observation de terrain, non une statistique de fréquentation). Ce n’est pas un défaut : c’est une autre façon de voir le Vieux Lyon, qui convient bien à une seconde visite, à une promenade matinale, ou à celles et ceux qui veulent photographier le quartier sans s’arrêter toutes les trois minutes pour laisser passer un groupe.
Y aller et se déplacer
L’accès le plus simple se fait par la ligne D du métro, station Vieux-Lyon : c’est la station indiquée par la Ville de Lyon pour les musées Gadagne et le musée Cinéma et Miniature, et elle sert de point d’entrée à l’ensemble du Vieux Lyon. Pour le détail de la desserte, des correspondances et des conseils d’orientation, voyez la page Infos pratiques.
Les funiculaires complètent le réseau. Les lignes TCL F1 (Vieux Lyon - Saint-Just) et F2 (Vieux Lyon - Fourvière) partent de la station Vieux Lyon ; la page du réseau intitulée « Funiculaire F2 Vieux Lyon - Fourvière » est la référence pour la ligne vers Fourvière. Nous ne publions volontairement aucun horaire chiffré : ils n’ont pas pu être confirmés sur la source officielle, et les funiculaires sont fermés périodiquement pour entretien (le F1 a été fermé du 17 octobre au 1er novembre 2026 pour son contrôle annuel, le F2 a connu une maintenance du 7 au 22 avril 2026). Vérifiez toujours les horaires sur tcl.fr avant de planifier une montée.
Se garer à Saint-Georges
Venir en voiture dans le Vieux Lyon est rarement une bonne idée : les rues sont étroites, les pavés nombreux et le stationnement en surface très limité. Si vous devez venir en voiture, le plus simple est le parc LPA Saint-Georges. D’après le communiqué de LPA, ce parc a rouvert en totalité le 26 septembre 2024 après des travaux, et il propose 702 places pour les voitures. LPA a également annoncé un gel de ses tarifs au 1er août 2026 pour les parcs Saint-Jean et Saint-Georges. Nous ne relevons pas ici de tarif horaire, aucun montant n’étant publié dans les documents consultés : le site lpa.fr est la référence pour le prix et la disponibilité.
Une remarque pratique : le parc Saint-Jean, situé au 25 quai Romain Rolland, constitue l’autre option de stationnement dans le Vieux Lyon. Il est plus proche de la cathédrale que de Saint-Georges, mais il peut servir si vous visitez les deux quartiers dans la même journée. Pour une visite complète avec plusieurs étapes, laisser la voiture dans un parc et finir le trajet à pied est presque toujours plus agréable que de chercher une place en surface.
Ce qu’il faut savoir avant de partir
Quelques règles simples rendent la promenade plus agréable, pour vous comme pour les habitants.
- Les cours conventionnées sont des lieux de vie. On y passe en silence, on ne s’y attarde pas en groupe, on ne photographie pas les fenêtres des appartements. La charte des bonnes pratiques de l’Office de tourisme détaille ces règles.
- Les horaires affichés (7 h à 19 h) sont ceux de la convention avec la Ville de Lyon ; une cour peut être temporairement fermée. La liste de la Ville de Lyon, mise à jour en mai 2025, signale d’ailleurs deux conventions fermées ou pas encore ouvertes dans le Vieux Lyon.
- Les pavés sont irréguliers : prévoyez des chaussures fermées, surtout par temps humide.
- L’Office de tourisme accueille actuellement le public au Rectangle, place Bellecour, côté Saône, à la suite de dégâts survenus le 17 octobre. Ne vous rendez pas à son ancien emplacement.
Ces consignes ne sont pas des détails : le Vieux Lyon reste un quartier habité, et la qualité de la visite dépend largement du comportement des visiteurs. Un quartier où l’on peut encore traverser des cours sans payer ni réserver est un privilège que la convention de 1990 a rendu possible, et qui tient au respect de ceux qui y vivent.
Pour approfondir
Ce guide s’appuie sur des sources que vous pouvez consulter directement :
- l’Office de tourisme, pour le quartier et la liste des cours et traboules : Le quartier du Vieux Lyon et Les traboules et cours de Lyon ;
- la Ville de Lyon, pour le patrimoine : patrimoine-lyon.org, Vieux Lyon ;
- l’UNESCO, pour le classement : Site historique de Lyon ;
- LPA, pour le stationnement : lpa.fr ;
- TCL, pour les funiculaires : tcl.fr.
Pour construire un parcours plus large, le guide Visiter le Vieux Lyon propose un plan général, et la page Histoire du Vieux Lyon replace chaque quartier dans son contexte : foires, banquiers, imprimeurs, puis sauvegarde du quartier au XXe siècle.
Questions fréquentes
Où se trouve le quartier Saint-Georges dans le Vieux Lyon ?
Saint-Georges est le plus au sud des trois quartiers qui composent le Vieux Lyon, avec Saint-Jean au centre et Saint-Paul au nord. Les limites exactes entre quartiers ne sont pas publiées officiellement : on retient des repères, l'église Saint-Georges, la rue Saint-Georges et la montée du Gourguillon.
Quelles cours ou traboules peut-on visiter à Saint-Georges ?
La liste officielle des 27 conventions de la Ville de Lyon compte, dans ce secteur, la cour du 7 rue Saint-Georges et la cour du 10-12 rue Saint-Georges (cour et jardin intérieur selon l'Office de tourisme). Les cours conventionnées sont ouvertes de 7 h à 19 h, tous les jours, selon l'Office de tourisme.
Comment aller à Saint-Georges ?
Par la ligne D du métro, station Vieux-Lyon, puis à pied vers le sud. Les funiculaires F1 et F2 partent aussi de Vieux Lyon ; leurs horaires et leurs périodes de fermeture pour entretien se vérifient sur tcl.fr.
Y a-t-il un parking près de Saint-Georges ?
Le parc LPA Saint-Georges a rouvert en totalité le 26 septembre 2024, avec 702 places pour les voitures, selon LPA. Les tarifs horaires ne sont pas repris ici : ils se consultent sur lpa.fr.
Combien de temps prévoir pour le quartier Saint-Georges ?
Une promenade à pied de une heure à une heure trente suffit pour la rue Saint-Georges, les deux cours, l'église et un tour de quai. Il faut compter davantage si l'on marche aussi jusqu'à la passerelle ou si l'on combine avec le quartier Saint-Jean.